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Infos sur les auteurs

Lewis confiné

Lewis Trondheim était l’invité d’honneur 2019 avec Julien Neel.

Gaëlle : Bonjour Lewis ! Comment vas-tu ?

Lewis : Impec’

G :Chacun sa manière de vivre le confinement. Es-tu confiné stressé ou confiné libéré ?

L : J’essaye de ne pas y penser.

G : Es-tu en ville ou à la campagne ?

L : Ville, quartier résidentiel.

G : La situation change-t-elle tes habitudes de travail ?

L : Je suis plus lent.

G : Si tu pouvais nous rendre visite à la librairie, que choisirais-tu d’emporter ?

L : Un thé pour le boire devant le lac.

G : Seras-tu une personne pire / pareille / meilleure à la sortie ?

L : Entre ce que j’espère et la réalité, il y a souvent un fossé… Alors je ne réponds pas.

G : Y a-t-il un livre, un film ou une chanson qui te réconforte à coup sûr ?

L : Assez étonnamment, Zouk machine avec Maldòn.

G : Y a-t-il quelque chose que tu ne faisais pas avant et que tu t’es mis à faire ?

L : Des strips tous les jours pour faire deviner la dernière case sur Twitter.

Et puis je viens de commencer un dessin de foule. J’ai failli faire un grand dessin de ville déserte et puis non.

G : Peux-tu nous parler de ton prochain album ?

L : Un Lapinot que j’avais entamé sur Instagram. « Un peu d’amour » ça parlera de plein de choses, d’amour, d’amitié, d’écriture…

G : Pose-toi toi-même une question à laquelle tu as envie de répondre.

L : Quel est le sens de la vie ? Voilà. J’aurais envie de répondre parce que ça voudrait dire que je connais la réponse.

Merci Lewis d’avoir répondu à mes questions !

 

Fabien confiné

Fabien Vehlmann est l’invité d’honneur avec Yoann de l’édition annulée de 2020. J’ai voulu savoir comment il vivait ce confinement.

Gaëlle : Bonjour Fabien ! Comment vas-tu ?

Fabien : Ça va, sauf que je bosse encore plus que d’habitude.

G :Chacun sa manière de vivre le confinement. Es-tu confiné stressé ou confiné libéré ?

F: Je suis confiné stressé / libéré. Mi-libéré, car je peux me concentrer uniquement sur mes pages, en écoutant les oiseaux chanter dehors, au lieu de m’éparpiller entre interventions et festivals, mais aussi mi-stressé car je crains fort les conséquences économiques et politiques inévitables de cette crise à moyen et long terme.

G : Es-tu en ville ou à la campagne ?
F : Je suis en ville / campagne (oui, je sais, je deviens lourd) : dans une petite maison en périphérie de Nantes, donc avec quand même pas mal de verdure dans les jardins de mes voisins et voisines.

G :La situation change-t-elle tes habitudes de travail ?

F: Pas pour ce qui est de l’écriture, non (comme pas mal de mes collègues) : déjà, je me documente beaucoup sur internet, et d’autre part j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Bruno Gazzotti à Bruxelles avant le confinement, et donc j’ai engrangé suffisamment de notes et d’idées communes pour pouvoir avancer sur le tome 13 de « Seuls » sans trop de difficulté, en me contentant désormais de Skype de temps à autre…

Mais à terme, le contact direct avec mes collaborateurs finira par cruellement me manquer, c’est clair.

G :Si tu pouvais nous rendre visite à la librairie, que choisirais-tu d’emporter ?

F : La Malédiction du Pétrole, de Fred Blanchard et Jean-Pierre Pécau, que j’avais hyper hâte de lire…

G :Seras-tu une personne pire / pareille / meilleure à la sortie ?

F : Une personne un peu plus instruite, j’espère… Je profite en effet aussi de cette période de confinement pour travailler sur les fiches de mon manuel de survie pour enfants, inspiré de Seuls (et du Manuel des Castor Juniors), donc j’apprends plein de trucs sur plein de sujets, c’est passionnant !

G : Y a-t-il un livre, un film ou une chanson qui te réconforte à coup sûr ?

F :Tous les livres que je lis en ce moment me réconfortent (principalement des essais), car le fait d’apprendre et de comprendre reste un excellent anxiolytique.
Mais sinon, un vieil air de Bowie m’a fait beaucoup de bien, ce matin à la radio, ça devait être Starman.

G: Y a-t-il quelque chose que tu ne faisais pas avant et que tu t’es mis à faire ?

F :Monter et descendre 80 fois d’affilée mes escaliers pour me maintenir en forme, par exemple. On me l’aurait prédit il y a 3 mois, j’aurai bien ri. Maintenant, moins.

G: Peux-tu nous parler de ton prochain album ?

F : Il y en a plusieurs : Le Dernier Atlas tome 2 (repoussé à juin, ou plus) évoque le grand face à face opposant le « George Sand », robot géant de 40 mètres de haut fonctionnant au nucléaire, à son adversaire alien, dans la région de Batna en Algérie, et ça va saigner… Et Seuls tome 12 (repoussé aussi) plonge la jeune Leïla au cœur de nouvelles épreuves sadiques dans les arènes de Néosalem, avec par exemple une merveilleuse partie de colin-mitraille…

Du suspense en perspective !

G : Tes histoires présentent souvent notre monde sous une forme ravagée. Es-tu aux manettes de ce virus ?
F : Si c’est le cas, on peut dire que l’expérience m’a très légèrement échappé : quand je pense qu’au départ, je voulais juste produire moi-même mon levain !! Je suis désolé.

Merci Fabien d’avoir accepté de répondre à mes questions !

Caloucalou


Caloucalou né à Cherbourg en 1984. Il réside à Paris. Alors qu’il rêve de bande dessinée, son goût pour l’absurde le mène en école de commerce où il commence à zoner dans de lugubres open space tout en montrant ses dessins sur internet. Il publie Les Bonnes Blagues de Pascal aux éditions Vraoum en 2014. En juillet 2018, il entame une année sabbatique pour se consacrer à la création de deux bandes dessinées : Scoop (Delcourt) et Cher Dictateur (Fluide Glacial), sur un scénario de Fabien Toulmé.

Christian Rossi

Né en 1954, Christian Rossi suit les cours de l’École Estienne, à Paris, et obtient un BTS d’expression visuelle en 1976. Il effectue ses débuts dans la bande dessinée en 1979 après avoir tâté de la publicité comme « roughman  » (dessinateur de croquis préparatoires). Il publie ses premières planches dans des magazines aussi variés que Pilote, Circus, Pif ou Gomme. Il mène en parallèle une activité de dessinateur de presse pour Le Nouvel Observateur, Okapi, Le Point, L’Echo des savanes ou Je bouquine, et illustre la rubrique  » faits divers  » du quotidien France Soir. Christian Rossi a travaillé avec de nombreux scénaristes de bande dessinée comme Serge Le Tendre (Les Errances de Julius Antoine, Tiresias, La Gloire d’Hera), Pierre Makyo (Jordan), Denis Lapière, Philippe Bonifay, Enrique Abuli ou… Jean Giraud (Jim Cutlass). Tout en travaillant sur des séries qui lui tiennent à cœur, il supervise le story-board de l’adaptation en bandes dessinées d’ouvrages, comme La Compagnie des glaces, fresque d’anticipation écrite par G.-J. Arnaud.