Martha et Alan.

Parmi toutes les merveilles de 2016, il y a eu Martha et Alan d’Emmanuel Guibert qui a ainsi poursuivi la retranscription des souvenirs de son ami Alan Cope. La rencontre fortuite de ce soldat américain et d’Emmanuel Guibert a donné lieu à la parution de plusieurs récits : La guerre d’Alan (3 volumes désormais reliés), puis l’enfance d’Alan et enfin Martha et Alan. Ce dernier opus, ne ressemble pas vraiment aux autres, plus qu’une BD c’est plutôt un album illustré. Pas de cases ni bulles cette fois-ci. Des doubles-pages à la beauté stupéfiante sur lesquelles la voix d’Alan résonne doucement.

Martha et Alan a donné lieu a beaucoup de belles discussions à la librairie où je travaille. J’écoutais les clients : « Regarde on dirait un tableau à toutes les pages », a dit une dame un jour. « J’aime pas la BD, mais ça j’aime ! » ai-je entendu quelques fois. Et effectivement, comment résister à une telle alchimie entre texte et image ? C’est une profonde émotion qui se dégage à chaque fois que l’on tourne une page. Emmanuel Guibert nous narre une histoire dont on ne veut plus sortir, dans laquelle on veut s’immiscer dans l’intimité de ces deux enfants ; grandir avec eux.

La fin, bouleversante, donne des frissons et nous offre une dose d’espoir bienvenue sur les relations humaines.

Bonus : Un article coup de coeur à lire à propos d’Emmanuel Guibert et de sa rencontre fortuite avec Alan Cope sur l’Ile de Ré où leur travail commun est mis à l’honneur cette année à partir du 14 septembre.

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Pierre Vaquez

 

Pierre Vaquez, qui vit et crée à Paris, est depuis douze ans « graveur en taille-douce, dite manière noire » : rien que ces mots font rêver… Mais de douce, la manière n’a que le nom. En réalité, elle nécessite un labeur incroyablement dur, pour faire jaillir du noir la lumière. Au-delà de la prouesse technique, le talent de ce graveur singulier consiste à sublimer la beauté des contrastes et la douceur du noir, justement. Façon d’exprimer un imaginaire nourri de cinéma muet, de littérature et de bande dessinée, qu’il offre pour la première fois au jeune public.

 

Ce jeune rat vif et sympathique est l’un des trente assistants du fameux peintre de célébrités, Franz Aspergus. C’est lui qui est chargé de préparer les noirs, si pauvre qu’il dort dans l’atelier, sous l’établi. Mais voilà que le vieux maître perd le goût de peindre. Il aimerait tant retrouver la fraîcheur de l’enfance ! Une nuit, le petit broyeur de noirs lui propose d’essayer de peindre de la main droite, lui qui est gaucher… Révélation ! Puis avec un balai – ou en fermant les yeux ! Aspergus s’amuse comme un fou, enfin, comme un enfant. Et peu à peu, aidé par le malicieux assistant, il invente l’Art moderne…

Source éditeur (Sarbacane)

 

Son album pour enfants, Aspergus et moi vient de paraître, il est publié par les éditions Sarbacane.

Pierre Vaquez animera des ateliers de taille douce pendant le salon, le samedi et le dimanche ! Ne ratez pas l’occasion unique de fabriquer des œuvres personnelles  (avec une machine à pâtes en plus !).

Le nombre de participants sera très limité !

Une exposition des originaux de l’album  est envisagée !

 

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