Archives pour l'étiquette Fabien Vehlmann

Fabien confiné

Fabien Vehlmann est l’invité d’honneur avec Yoann de l’édition annulée de 2020. J’ai voulu savoir comment il vivait ce confinement.

Gaëlle : Bonjour Fabien ! Comment vas-tu ?

Fabien : Ça va, sauf que je bosse encore plus que d’habitude.

G :Chacun sa manière de vivre le confinement. Es-tu confiné stressé ou confiné libéré ?

F: Je suis confiné stressé / libéré. Mi-libéré, car je peux me concentrer uniquement sur mes pages, en écoutant les oiseaux chanter dehors, au lieu de m’éparpiller entre interventions et festivals, mais aussi mi-stressé car je crains fort les conséquences économiques et politiques inévitables de cette crise à moyen et long terme.

G : Es-tu en ville ou à la campagne ?
F : Je suis en ville / campagne (oui, je sais, je deviens lourd) : dans une petite maison en périphérie de Nantes, donc avec quand même pas mal de verdure dans les jardins de mes voisins et voisines.

G :La situation change-t-elle tes habitudes de travail ?

F: Pas pour ce qui est de l’écriture, non (comme pas mal de mes collègues) : déjà, je me documente beaucoup sur internet, et d’autre part j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Bruno Gazzotti à Bruxelles avant le confinement, et donc j’ai engrangé suffisamment de notes et d’idées communes pour pouvoir avancer sur le tome 13 de « Seuls » sans trop de difficulté, en me contentant désormais de Skype de temps à autre…

Mais à terme, le contact direct avec mes collaborateurs finira par cruellement me manquer, c’est clair.

G :Si tu pouvais nous rendre visite à la librairie, que choisirais-tu d’emporter ?

F : La Malédiction du Pétrole, de Fred Blanchard et Jean-Pierre Pécau, que j’avais hyper hâte de lire…

G :Seras-tu une personne pire / pareille / meilleure à la sortie ?

F : Une personne un peu plus instruite, j’espère… Je profite en effet aussi de cette période de confinement pour travailler sur les fiches de mon manuel de survie pour enfants, inspiré de Seuls (et du Manuel des Castor Juniors), donc j’apprends plein de trucs sur plein de sujets, c’est passionnant !

G : Y a-t-il un livre, un film ou une chanson qui te réconforte à coup sûr ?

F :Tous les livres que je lis en ce moment me réconfortent (principalement des essais), car le fait d’apprendre et de comprendre reste un excellent anxiolytique.
Mais sinon, un vieil air de Bowie m’a fait beaucoup de bien, ce matin à la radio, ça devait être Starman.

G: Y a-t-il quelque chose que tu ne faisais pas avant et que tu t’es mis à faire ?

F :Monter et descendre 80 fois d’affilée mes escaliers pour me maintenir en forme, par exemple. On me l’aurait prédit il y a 3 mois, j’aurai bien ri. Maintenant, moins.

G: Peux-tu nous parler de ton prochain album ?

F : Il y en a plusieurs : Le Dernier Atlas tome 2 (repoussé à juin, ou plus) évoque le grand face à face opposant le « George Sand », robot géant de 40 mètres de haut fonctionnant au nucléaire, à son adversaire alien, dans la région de Batna en Algérie, et ça va saigner… Et Seuls tome 12 (repoussé aussi) plonge la jeune Leïla au cœur de nouvelles épreuves sadiques dans les arènes de Néosalem, avec par exemple une merveilleuse partie de colin-mitraille…

Du suspense en perspective !

G : Tes histoires présentent souvent notre monde sous une forme ravagée. Es-tu aux manettes de ce virus ?
F : Si c’est le cas, on peut dire que l’expérience m’a très légèrement échappé : quand je pense qu’au départ, je voulais juste produire moi-même mon levain !! Je suis désolé.

Merci Fabien d’avoir accepté de répondre à mes questions !

L’édition 2020 est lancée !

(ill. Yoann)

Voyez comme ils sont heureux nos deux invités d’honneur pour cette 8e édition des 3, 4 et 5 avril 2020.

A votre gauche, le talentueux et flamboyant tout ou presque de cuir vêtu, Yoann.

A votre droite, avec la langue qui pendouille, l’illustre scénariste qui fait lire toutes les générations grâce à son imagination fringante, Fabien Vehlmann.

Le festival poursuit avec des duos d’invités d’honneur pour présider cette nouvelle édition. C’est ainsi que Lewis Trondheim (ici représenté sans Julien Neel mais avec Yoann) passe le flambeau après une année 2019 de tous les records.

 

(ill. Yoann)

Ce sera donc une année Spirou à Sevrier BD.

Pas n’importe quel Spirou, toutefois ! Il s’agira de faire connaissance avec Supergroom, né à l’occasion d’un numéro du magazine Spirou hommage aux super héros. L’album est annoncé pour la première semaine de février 2020.

Spirou, toujours pimpant malgré ses 80 balais passés…

Personnage emblématique né de l’idée de Rob-Vel à la fin des années 30, Spirou n’aura jamais eu de repos ! Sans cesse réanimé par des auteurs tous bien décidé à ne pas lui accorder le moindre répit, le personnage reste extrêmement populaire auprès des lecteurs de tous âges.

Et pour ceux qui aiment la bagarre (un peu), on peut lire ici pourquoi Spirou est plus fort que Batman… Un écureuil (Spirou signifie écureuil en Wallon) contre une chauve-souris pourquoi pas ?

 

(ill. Yoann)

 

Fabien Vehlmann défendra aussi sa série Seuls, dont le tome 12 sortira  à la veille du salon ! Et ça, ça devrait aussi faire pas mal d’heureux… Voici la couverture du volume tant attendu par les fans.

 

 

 

La couverture flambant neuve de Supergroom notre mascotte de l’année.

Toute l’équipe du festival vous remercie d’être chaque année plus nombreux et enthousiastes !

Au plaisir de vous retrouver au complexe d’animation de Sevrier les 4 et 5 avril 2020.